Je viens

de Emmanuelle Bayamack-Tan (P.O.L)

Choc amoindri en comparaison de Si tout n’a pas péri avec mon innocenceJe viens raconte l’histoire de Charonne. Un récit à trois voix : Charonne, Nelly, sa grand-mère et Gladys, sa mère (dans Si tout n’a pas péri avec mon innocence,  la mère de Kim et la sage-femme portent aussi ce prénom).

Toute une tribu familiale vit dans la même maison : les trois générations et une flopée de domestiques philippins.

Charonne est une enfant adoptée. Le malentendu est total entre elle et ses parents adoptifs, un couple de rentiers écolos, grands randonneurs à travers le monde. Charonne passe la plupart de son temps avec Nelly, ex starlette vivant des souvenirs de sa beauté perdue et de son premier mariage avec un homme qui l’adorait. Seule Nelly semble aimer Charonne et réciproquement.

La différence de Charonne est outrageusement soulignée non seulement par son physique hors norme mais surtout par son intelligence et sa perspicacité pour cerner les gens.

Au début du livre, j’avais un léger sentiment de « fabriqué ». Mais, ce qu’il y a de très réussi c’est la façon dont EBT parvient, grâce à la progression de chacun des trois récits, à faire évoluer notre opinion sur chacun des personnages (surtout sur celui de Gladys, la mère), à transformer l’éventuel parti-pris du lecteur ou le capital sympathie d’un personnage.

Lu en 2015

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