Vladimir m.

de Robert Littell, Editions Baker Street, traduit de l’anglais (EU) par Cécile Arnaud

De cet auteur j’avais lu, en 2010, L’hirondelle avant l’orage, sur le poète russe Ossip Mandelstam. Dans Vladimir m., Robert Littel choisit de parler d’un autre poète russe, Vladimir Maïakowski. Il en dresse le portrait à travers une conversation entre ses quatre muses, réunies à Moscou en 1953 par un étudiant américain. L’ensemble est restitué sous la forme d’un dialogue théâtral entre les quatre femmes, ponctué par les réflexions du jeune étudiant (qui n’est pas censé comprendre le russe).

Le ton est beaucoup moins grave que dans « L’hirondelle avant l’orage ». Les quatre muses dessinent un portrait du poète plutôt centré sur ses prouesses (ou pas sexuelles), ses manies, ses défauts, etc. V. Maïakowski n’en sort pas grandi !

Mais qu’es-ce qu’une muse ? Voici ce qu’en dit Lilia, une muse de la bande des quatre (p.128) : « Etre une muse est une vocation à plein temps nécessitant du talent ainsi que de la patience et de l’endurance et présupposant une capacité à inspirer l’artiste de sorte qu’il se concentre sur autre chose que la mort. A cette fin, les muses sont censées incarner le fantasme d’Eros. Elles doivent posséder deux qualités : la beauté corporelle et le mystère spirituel. » Une qualité qui ne ressort pas du niveau de conversation des quatre femmes qui ont partagé la vie de Maïakowski ! Mais où est « l’âme russe » ?

Lu en 2016

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