L’île des chasseurs d’oiseaux

De Peter May

traduit de l’anglais par Jean-René Dastugue, Babel

L'île des chasseurs d'oiseauxChaque été, un petit groupe d’hommes de l’île de Lewis, au Nord de l’Ecosse, va chasser le « guga » sur l’île de Sula Sgeir. Cette île inhospitalière et difficile d’accès, est occupée par une colonie de Fous de Bassan, une des plus importantes du monde paraît-il. Les gugas ? Ce sont les jeunes Fous de Bassan dont la chair est très prisée.

Cette chasse aux gugas est au centre du livre. Fin Macleod, inspecteur de police revenu dans son île après 18 ans d’absence, y a participé quand il était adolescent et dans des conditions tragiques. C’est un rite initiatique réservé aux hommes de l’île de Lewis, of course ! (aucune femme sensée n’irait se prêter à une telle boucherie dans un lieu aussi peu accueillant !).

Fin revient pour enquêter sur un meurtre commis sur l’île, avec une mise en scène semblable à celui sur lequel il enquête à Edimbourg. Le retour sur l’île est évidemment le moment de se confronter au passé, de retrouver les amis d’enfance figés dans cette île où rien ne semble bouger. La chasse aux gugas est au centre de l’intrigue et donne lieu à des pages dantesques. Il faut vraiment que la chair de ces oiseaux soit exceptionnelle pour se donner tant de mal au milieu des tonnes de guano, du vacarme des oiseaux, sans un brin de végétation ni un bout de terrain plat pour s’abriter. Tout n’est que pics, arêtes, angles, bruit sur cette minuscule île où les hommes vont se confronter, depuis toujours, aux éléments et parfois au péril de leur vie.

Une lecture passionnante avec des personnages aussi rudes que leur environnement, une intrigue bien tournée, une ambiance rugueuse. « L’île des chasseurs d’oiseaux » fait partie du trilogie avec « L’homme de Lewis » et « Le braconnier du lac perdu ».

A visionner pour avoir un aperçu de l’ambiance, la bande-annonce d’un documentaire réalisé par la BBC « The Guga Hunters of Ness« .

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Un commentaire pour L’île des chasseurs d’oiseaux

  1. fleury14 dit :

    Superbe roman. Tu as tout dit. J’ai trouvé paradoxalement que l’ambiance décrite est oppressante, « rugueuse »… mais que pourtant cela donne très envie d’aller sur ces îles écossaises (pas sur l’île des oiseaux, hein).
    Deux bémols : il n’est quasiment pas fait mention du deuil pourtant extrêmement récent de l’enquêteur, j’ai trouvé que cela manquait à son personnage. De plus tous les personnages ont vraiment connu chacun une accumulation de tragédies atroces, accumulation qui, à la fin, donnait un peu dans la surenchère gratuite à mes yeux.

    A savoir, une amie a lu les deux suivants et les a trouvés très bons également.

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